poésie, poèmes
Quand tombe le soir, Vénus se lève,
Quand se lève le jour, Vénus se couche,
Et entre la course du soleil
Et les changements d’ombre de terre,
La lune s’éclipse et se relève,
Et le cycle des saisons accouche
Chaque nuit de nouvelles merveilles
Que les cités polluées oblitèrent.
Ainsi, je ne vois la voie lactée
Que du sommet des montagnes pures
Ou du fond des campagnes obscures.
Notre galaxie ténue nécessite l’obscurité
Et la clarté d’un ciel cristallin
Pour montrer son lait adamantin.
Il est plus facile de voir passer
Un satellite, j’en suis dépassée…
Au-delà même de notre atmosphère
Nous allons jusqu’à polluer l’espace.
Le progrès est une étrange sphère
Où l’Homme oublie quelle est sa vraie place.
Caroline FRANCOIS